Le Bulletin des agriculteurs : Mission accomplie

Cette année marque le 100e anniversaire du Bulletin des agriculteurs, qui a su évoluer au fil des ans, toujours en mettant en valeur les connaissances et l’innovation dans le secteur agricole et tout en conservant sa mission éditoriale d’aider les producteurs du Québec à prospérer dans leur entreprise.

Quel est le secret de cette publication qui a su traverser les années avec succès ? « C’est de s’adapter aux besoins de ses lecteurs. C’est de s’assurer que ce qu’on publie est toujours pertinent pour nos lecteurs. Si c’est pertinent, ils vont vouloir le lire. C’est la façon dont le Bulletin l’a fait au courant des années, » explique Yvon Thérien éditeur et rédacteur en chef de la publication.

En ce centième anniversaire, le Bulletin des agriculteurs a réussi à développer sa marque au-delà de son magazine imprimé et il a effectué avec brio son entrée dans l’univers du numérique, ce qui lui permet de proposer davantage de contenus qui répondent à la réalité de ses lecteurs.

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CE QU’ILS FONT

Le magazine est parvenu à étendre sa marque au-delà de l’imprimé et à ajouter à sa proposition du contenu numérique. « On peut dire que nous avons 3 produits : le magazine, le site Web et l’infolettre qui s’appelle le bulletin express. Ce sont nos trois moyens de communication. Tous gravitent autour de la même mission, mais ils n’ont pas tous le même contenu, » explique Yvon Thérien.

Pour ce rédacteur en chef, il est très important de proposer à ses lecteurs du contenu original sur ses différentes plateformes Web, de distinguer l’imprimé et le digital. En proposant, entre autres, sur son site des blogues spécialisés qui répondent à des sujets bien précis du monde de l’agriculture.

C’est pourquoi environ 80 % du contenu Web ne provient pas du magazine. Dans la version imprimée du Bulletin des agriculteurs on y propose des articles de fond, qui sont plus intemporels, qui ne sont pas nécessairement collés sur l’actualité. Tandis que du côté du numérique on retrouve davantage de l’information qui touche à l’actualité et qui a trait au quotidien des producteurs. « Notre objectif est le même, mais notre façon de le faire est différente », poursuit le rédacteur en chef.

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COMMENT L’ONT-ILS FAIT

Pour procéder à l’ajout du Web dans leur offre, Yvon Thérien et son équipe ont décidé de traiter le numérique comme un tout autre média, prenant toujours en compte que les gens ne consomment pas le Web comme l’imprimé. Pour Thérien, un magazine se compare à un grand restaurant où on prend le temps. « Alors que sur le Web, c’est différent, les gens sont devant l’ordinateur ou avec leur téléphone, ils sont pressés. On est plus dans un fast-food. Donc, il faut que le contenu soit adapté en fonction de cela, les gens vont chercher l’information rapidement. Il faut approcher ça différemment et c’est de cette façon qu’on l’aborde, » poursuit-il.

Il faut également savoir évoluer avec son milieu pour toujours correspondre à ses besoins. C’est pourquoi Le Bulletin a pris un virage numérique, pour suivre la tendance et ne pas manquer l’opportunité d’être en contact avec des gens qui seraient intéressés par leurs articles. Au Québec, il y a de moins en moins de fermes, ce qui cause une baisse du lectorat, alors que le nombre de copies du magazine a diminué à 10 000, celui de l’infolettre est en constante évolution et compte aujourd’hui 6 000 abonnés.

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DÉFIS ET OPPORTUNITÉS

Le plus gros défi du Web actuellement est de rentabiliser la plateforme, défi auquel de nombreux éditeurs font face. « Par contre, ce qui nous aide, étant un magazine très spécialisé, les annonceurs nous suivent parce qu’ils savent qu’on est capable de leur amener le lectorat qu’ils veulent rejoindre, » explique Yvon Thérien.

Au niveau de la rédaction, un autre défi se pose à l’équipe du Bulletin des agriculteurs : elle a dû apprendre à écrire autrement lors du passage au Web. « Les gens ne lisent pas de la même façon, donc il faut écrire différemment. C’est un des défis les plus sérieux d’apprendre à écrire d’une autre façon, » poursuit le rédacteur en chef.

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QUELQUES CONSEILS

Le conseil principal d’Yvon Thérien pour les autres publications qui souhaiteraient élargir leur marque et se tourner vers le numérique ? « C’est d’avoir une mission éditoriale qui est claire et de bien la suivre. »

Pour lui, il est primordial d’être pertinent pour ses lecteurs, de garder en tête leurs préoccupations, ce qui va les intéresser. « Ce que je m’aperçois avec le Web, c’est qu’il ne faut pas hésiter à essayer ! Dans le Web, ce qui est formidable, c’est de pouvoir mesurer ce que les gens lisent, ce qui marche, ce qui ne marche pas et il ne faut pas avoir peur de l’utiliser, » conclut-il avec enthousiasme.

Trouver le site web du Bulletin des agriculteurs ici.


Réussites à l’honneur est rendu possible grâce au soutien de la Société pour le développement des médias de l’Ontario.

Ontario Media Development Corporation (OMDC)

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